L’opération a été confirmée par l’administrateur militaire adjoint du territoire, le colonel Maxime Tshishimbi. Selon lui, quatre sacs de chanvre, plusieurs cartons de boissons alcoolisées et d’autres produits arrivés à expiration figurent parmi les articles détruits.

Pour les autorités, le contexte épidémique rend l’exercice urgent. « Nous sommes en période d’Ebola. Cela nécessite une prise de conscience pour que les gens ne s’adonnent pas à la consommation de chanvre, car cela favorise la désinformation chez les jeunes », a déclaré l’officier.

LA SUITE APRÈS LA PUBLICITÉ Un avertissement aux militaires et aux policiers Le colonel Tshishimbi a annoncé que des opérations similaires seront menées dans d’autres localités de Mambasa, afin de freiner la circulation des produits prohibés et leurs effets sur la jeunesse pendant l’épidémie.

Il a aussi adressé un message direct aux membres des forces de défense et de sécurité qui seraient impliqués dans ce commerce : « Toute personne, qu’elle soit militaire ou policière, qui sera trouvée impliquée dans cette affaire, sera arrêtée et des sanctions sévères seront envisagées.

» Des voix locales qui applaudissent L’initiative a reçu le soutien de responsables locaux. Amitié Bwira, coordonnateur territorial de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) à Mambasa, a salué une opération qui contribue, selon lui, à la protection de la santé de la population et au respect des droits humains.