Le député avait sollicité la suspension des projets liés à la culture du chanvre, craignant que les terres destinées aux cultures vivrières ne soient détournées vers des productions de rente. La Primature a confirmé la mise en place de cette structure pour éclaircir le dossier, soulignant l'importance de l'autosuffisance alimentaire pour le pays.

Placée sous la responsabilité du vice-Premier ministre à l'Intérieur, la commission travaillera avec les ministères de l'Agriculture, de la Santé et de l'Environnement. Ses missions incluent la vérification des initiatives de culture du chanvre et du cannabis, l'évaluation des filières agricoles prioritaires et le renforcement des contrôles.

La commission devra également proposer des mesures pour accroître la production des cultures vivrières stratégiques, tout en considérant les cultures de rente. Ses conclusions seront soumises au Conseil des ministres pour d'éventuelles décisions politiques ou administratives.

Cette démarche vise à concilier les opportunités économiques potentielles avec la préservation des terres agricoles et la lutte contre l'insécurité alimentaire, ouvrant une nouvelle étape dans le débat sur les orientations agricoles du pays.